Arts visuels

« Par un travail de transparence et de superposition, Ariane Ouellet crée tour à tour des images dont les percées visuelles provoquent un effet d’aller-retour entre la surface et les infimes couches internes. Son travail de composition architecturale, mis en œuvre par de multiples vecteurs auxquels se mélangent des motifs autant organiques que géométriques, trouble d’emblée la perception spatiale traditionnelle. »[1]

[1] Extrait de texte de présentation de l’exposition Les cinq plaisirs capiteux, par Rock Lamothe et Julie Alarie-Lavallée, 2010.

Je suis à l’aise dans l’aléatoire, dans le fluide, le coulant, dans l’incontrôle. Je travaille la plupart du temps par superposition de multiples couches de façon à chercher l’effet lumineux d’un vitrail. Je parle de lumière plus que de matière et la couleur est un élément capital de mon travail. Depuis quelques années, j’ajoute à certaines œuvres de la feuille d’or ou de cuivre, d’une part un clin d’œil historique à l’art sacré qui longtemps a été la seule présence artistique dans un monde en pleine colonisation (dans ma région natale de l’Abitibi-Témiscamingue qui n’a pas encore 100 ans), et d’autre part une lumière à l’état pur qui trouve son écho dans de multiples compositions.

Mes constructions picturales puisent parfois dans le connu : le végétal, l’architecture, les saisons, le temps, le corps, la faune. Malgré ça, il s’agit d’un hybride entre abstraction et représentation figurative. Étant atteinte de synesthésie, mon travail trouve souvent son départ dans des associations visuelles dont je n’ai même pas la clé mais qui nourrissent mon vocabulaire plastique par des mariages de couleurs et de textures. Il n’est pas rare que j’utilise les visions synesthésiques comme point de départ d’une œuvre, que je mène ensuite à bon port pour l’œuvre elle-même et non dans le but d’être fidèle à la vision. J’ai d’ailleurs reçu en 2011 une bourse de création pour le projet La mélodie d’Alizarin, qui alliait ma peinture aux compositions de deux compositeurs de l’Abitibi-Témiscamingue.

Plus récemment, mes expériences de muraliste influencent mon travail d’atelier et le portrait, que je pratiquais autrefois en photographie, a fait son retour dans ma peinture.

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